24.10.06

Alberca Blues -en francés-

(Gracias a I.T. por los toques...)

Rien n'effraie autant que le froid.
Souviens-toi la première fois qu'unis,
nous respirant l’un l’autre - sorte
de créature étrange sous la pluie -
nous éprouvâmes le pouvoir de notre baiser.

La nuit où nous sentîmes que la nuit
rien ne pourrait s'entreprendre pour nous tuer.
Que nous avions vaincu.

Que le plomb chuterait d'un pinacle endeuillé
et que nous serions là, comme si de rien n'était;
comme quelqu'un qui écoute la pluie tomber.

Nous avions vaincu et comme toujours,
frères primordiaux, avec la joie
et l'oubli, j'écartai la peur que l'on éprouve
à se trouver seul tremblotant dans une rue,
comme je le suis aujourd'hui sans toi.

Rien n'effraie autant que le froid.


Extrait de "Los hijos de los hijos de la ira", 21ème prix de poésie Hiperión

1 comment:

I am mo, anó-ni-mo- said...
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